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Éric Meyzenc : une vie en bleu et blanc

Ancien pensionnaire des sections rugby, judo et cyclisme, notre secrétaire général Éric Meyzenc nous a quittés en juillet dernier laissant derrière lui plein de souvenirs et d’anecdotes. Ses proches lui rendent hommage.

Manex Meyzenc, son frère, directeur du studio Agorila

« Avec un père passionné de photo, on a fini par attraper le virus. Il nous est arrivé de prendre pas mal de clichés aux arènes lors de corridas. Plus jeunes, on a capturé des matchs de l’Aviron en bord de touche. On a toujours plus ou moins vécu dans le cœur du club bleu et blanc. Notre père a été membre du conseil d’administration et président de la section athlétisme tandis que notre grand-père, Eugène Billac, a été international avec le XV de France.

C’est ainsi, qu’après avoir fait du judo ensemble, Éric s’est tourné vers le rugby. Il a disputé une finale Gaudermen, en 1974, à Colombes. Avant le match contre Toulon, l’équipe avait oublié les maillots à l’hôtel (rires). Éric avait inscrit un essai, réussissant le défi qu’il s’était fixé avec notre père, qui avait passé un drop dans le même stade. Malgré le score nul, ils ont perdu le match. En effet, un des Toulonnais avait fait pencher la balance car beaucoup plus jeune. À l’issue de la finale senior entre Narbonne et Béziers, ils se sont rendus dans les vestiaires. Il en avait profité pour récupérer les chaussettes de son idole Jo Maso. On les a longtemps gardées à la maison.

Il a joué au rugby jusqu’en juniors avant que les études ne l’amènent à Bordeaux. Même s’il est parti très jeune (NDLR : il a obtenu son Baccalauréat à seize ans), il a toujours conservé un lien avec l’Aviron. Plus tard, quand il a eu le temps, il s’est occupé de différentes sections en tant que bénévole.

Le cyclisme était devenu une vraie passion. À côté de notre magasin (NDLR : de musique) rue Frédéric-Bastiat, pas mal de champions comme Luis Ocana sont venus aux Cycles Morin. Des connaissances l’ont également amené sur le vélo. À partir du moment où il a mis le cul sur une selle, il a plongé dedans d’un coup. C’était aussi, pour lui, une façon de continuer à faire du sport. Le fait d’avoir amené des jeunes (Cyril Barthe, Romain Sicard) jusqu’au niveau professionnel, cela a déclenché pas mal de choses dans sa tête. » 

Laurent Irazusta, président de l’Omnisports

« Éric était viscéralement passionné de l’Aviron. Il possédait une culture imcomparée de ce club où il a notamment disputé les championnats de France cadets de rugby. Il a également accompagné la section cyclisme de façon à transmettre la présidence à quelqu’un d’autre. Il a ensuite pris ses fonctions de secrétaire général à ma demande. La rencontre s’était faite à l’arrivée d’une course cycliste junior à Ustaritz. Il prenait des photos lorsque j’ai souhaité générer la discussion. Il a tout de suite accepté ma proposition. En fait, il n’osait pas me le demander. Il s’est pleinement impliqué dans le suivi, la gestion et le développement du club. On a mené ensemble l’organisation de ce fameux concert au stade Jean-Dauger. Éric avait aussi de grandes convictions sportives. » 

Rémi Duong Van, nouveau président de la section cyclisme

« Une fois que j’ai terminé mes études, il m’a accueilli les bras ouverts. Il m’a été d’un grand soutien. C’était mon mentor. Ensemble, nous avons travaillé sur divers projets sportifs et sociétaux, à commencer par le sport santé et le sport en entreprise. Pour lui, l’Aviron était avant tout une grande famille. Il aidait les petites sections, apportait un grand soutien à celles qui ont peu de licenciés. Il a notamment participé au lancement de la section échecs. Il aimait également prendre des photos. Éric s’était notamment rendu au gala organisé par l’Aviron boxe à Lauga afin de saisir quelques clichés. » 

Cyril Barthe, cycliste de l’équipe B&B Hotels

« Il a été un grand passionné de cyclisme, sport qu’il pratiquait souvent. On a commencé à tisser des liens lorsque j’ai commencé à courir avec les couleurs Ciel et Blanc en junior. Il avait toujours ce petit truc pour aider les coureurs de l’Aviron, ses petits poulains comme il disait. Il était proche des jeunes et avait toujours ce petit oeil pour repérer les futurs talents. Lorsque j’ai escaladé le col de Beyrède lors du Route d’Occitanie, j’ai forcément eu une pensée pour lui. C’était un sentiment hyper spécial parce que je m’y suis entraîné quinze jours auparavant. Il m’avait suivi pendant une semaine. J’ai été logé dans l’appartement de sa famille. Il a profité de sa venue pour me filmer et me prendre en photo. Il avait le sourire. Fidèle à son habitude, il m’a sorti quelques blagues. Une phrase m’avait marquée. Il m’avait dit : « punaise c’est raide, ici » (rires). Forcément, tout cela m’est revenu lorsque je grimpais vers le sommet de Beyrède. Ce n’était pas un moment facile. »

Par Nicolas Gréno

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